Changements de croyances…

Transmis par Joeliah le 15 - juin - 2016

En France, et dans bien autres pays d’Europe et ailleurs, l’humanité a rarement eu autant de confort.

Pouvez-vous imaginer la vie il  y a quelques siècles ?…

La prochaine fois que vous vous lavez les mains, et que vous trouvez la température de l’eau pas vraiment agréable, ayez une pensée émue pour nos ancêtres.
Voici quelques faits des années 1500 en Angleterre et certainement en France :

* La plupart des gens se mariaient en juin, parce qu’ils prenaient leur bain annuel en mai et se trouvaient donc encore dans un état de fraîcheur raisonnable en juin. Mais évidemment, à cette époque, on commençait déjà à puer légèrement, et c’est pourquoi la mariée tentait de masquer un tant soit peu son odeur corporelle (Odeur à ne pas confondre avec les phéromones émises par les glandes sous les aisselles, qui aident inconsciemment l’homme d’indicateur de période de fertilité de la femme et d’excitant naturel !),  en portant un bouquet. C’est à cette époque qu’est née la coutume du bouquet de la mariée.  L’origine de ce bouquet vient des Croisés qui revenait de la Guerre Sainte.  Les femmes riches de ce temps utilisaient des bouquets de fleurs d’orangers, ce qui était un symbole de pureté, les femmes des campagnes certainement des fleurs de sureau.
Jusqu’au début du 20ème la fleur d’oranger était considérée comme la fleur de la virginité.

* Pour se baigner, on utilisait une grande cuve remplie d’eau très chaude. (La croyance était que l’eau propre affaiblissait le corps) Le maître de maison jouissait du privilège d’étrenner l’eau propre (et prenait le plus dangereux) ; suivaient les fils et les autres hommes faisant partie de la domesticité, puis les femmes, et enfin les enfants. Les bébés fermaient la marche afin de ne pas risquer d’être malades.
A ce stade, l’eau était devenue si sale qu’il aurait été aisé d’y perdre quelqu’un…
D’où l’expression « Jeter le bébé avec l’eau du bain »

* En ces temps-là, les maisons avaient des toits en paille, sans charpente de bois. C’était le seul endroit où les animaux pouvaient se tenir au chaud. C’est donc là que vivaient les chats et les petits animaux (souris et autres bestioles nuisibles), dans le toit. Lorsqu’il pleuvait, celui-ci devenait glissant, et il arrivait que les animaux glissent hors de la paille et tombent du toit. D’où l’expression anglaise  » It’s raining cats and dogs » Il pleut des chats et des chiens.

* Pour la même raison, aucun obstacle n’empêchait les objets ou les bestioles de tomber dans la maison. C’était un vrai problème dans les chambres à coucher, où les bestioles et déjections de toute sorte s’entendaient à gâter la literie. C’est pourquoi on finit par munir les lits de grands piliers afin de tendre par-dessus une toile qui offrait un semblant de protection. Ainsi est né l’usage du ciel de lit.

A cette époque, on cuisinait dans un grand chaudron perpétuellement suspendu au-dessus du feu. Chaque jour, on allumait celui-ci, et l’on ajoutait des ingrédients au contenu du chaudron. On mangeait le plus souvent des légumes, et peu de viande. On mangeait ce pot-au-feu le soir et laissait les restes dans le chaudron. Celui-ci se refroidissait pendant la nuit, et le cycle recommençait le lendemain. De la sorte, certains ingrédients restaient un bon bout de temps dans le chaudron…

Les plus fortunés pouvaient s’offrir des assiettes en étain. Mais les aliments à haut taux d’acidité avaient pour effet de faire migrer des particules de plomb dans la nourriture, ce qui menait souvent à un empoisonnement par le plomb (saturnisme) et il n’était pas rare qu’on en meure. C’était surtout fréquent avec les tomates, ce qui explique que celles-ci aient été considérées pendant près de 400 ans comme toxiques.
Le pain était divisé selon le statut social. Les ouvriers en recevaient le fond carbonisé, la famille mangeait la mie, et les hôtes recevaient la croûte supérieure, bien croquante.

Pour boire la bière ou le whisky, on utilisait des gobelets en plomb (ou étain). Cette combinaison mettait fréquemment les buveurs dans le coma pour plusieurs jours ! Et quand un ivrogne était trouvé dans la rue, il n’était pas rare qu’on entreprenne de lui faire sa toilette funèbre. Il restait ainsi plusieurs jours sur la table de la cuisine, où la famille s’assemblait pour boire un coup en attendant que l’olibrius revienne à la conscience. D’où l’habitude de la veillée mortuaire.

La Grande-Bretagne est en fait petite, et à cette époque, la population ne trouvait plus de place pour enterrer ses morts. Du coup, on déterra des cercueils, et on les vida de leurs ossements, qui furent stockés dans des bâtiments ad hoc, afin de pouvoir réutiliser les tombes. Mais lorsqu’on entreprit de rouvrir ces cercueils, on s’aperçut que 4 % d’entre eux portaient des traces de griffures dans le fond, ce qui signifiait qu’on avait enterré là quelqu’un de vivant. Dès lors, on prit l’habitude d’enrouler une cordelette au poignet du défunt, reliée à une clochette à la surface du cimetière.
Et l’on posta quelqu’un toute la nuit dans les cimetières avec mission de prêter l’oreille.
C’est ainsi que naquit là l’expression « sauvé par la clochette ».

Source inconnue.
Proposé et illustré par Joéliah (avec des photos du Net, sans indications d’auteur.)

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